WORDS OF THE PRESS

"L'ECLAIREUR DES COIFFEURS" BY 
REMY JANIN ( PARIS, FRANCE ):
THE TALENT OF THE FASHION DESIGNER DANIEL MATHIEU AND THE "DELIRIOUSLY CHIC DRESSES" WERE FANTASTIC. IT'S LIKE THE WOMAN HAVE COME OUT OF THE NOVEL FROM LEVIS CAROL OR THE FANTAISY OF VAN VOGT.
CLAUDE SOREL, WRITER AND POET ( PARIS, FRANCE ):
IT IS NECESSARY THAT THE INSPIRATION IS INTERWOVEN BETWEEN THE DESIGN AND THE FINAL CREATION, ALSO NECESSARY IS TO CAPTURE EVERY ASPECT IN A GLANCE. A CREATION IS LIKE A JIGSAW PUZZLE. ONE NEEDS TO BE A TECHNICIAN AND THE OTHER AN ARTIST, AND DANIEL WELL AND TRULY ACHIEVED THIS.
L'EST ECLAIR ( TROYES, FRANCE ):
THE COUTURIER DANIEL MATHIEU PRESENTED HIS FASHION AT TROYES, IN FRANCE. THE CHIC AND THE EXTRAVAGANT TOGETHER.
MAURITUS :
WAS A FASHION SUCCESS WITH CATHERINE PIGEON AND DANIEL MATHIEU.
L'EST REPUBLICAIN:
HOW TO TRANSFORM PLASTIC INTO A NEW MODE OF FASHION BY DANIEL MATHIEU.
BOUTIQUE DE FRANCE (PARIS, FRANCE):
EVENING WEAR BY DANIEL MATHIEU. BUSTIERS WERE MADE USING A RESINE EXTERIOR WITH AN INTERIOR LINING OF 100% COTTON AND ORNAMENTED WITH PEARLS.
LE COURRIER (LE-MANS, FRANCE):
YOU DO NOT THINK TO WEAR PLASTIC? HOW MANY PEOPLE HAVE REJECTED THAT IDEA ? DANIEL MATHIEU THE COUTURIER OF THE NIGHT DEMONSTRATED CLEARLY THAT PLASTIC COULD BE USED AS A FASHION STATEMENT IN THE UP AND COMING FASHION TRENDS.
L'YONNE REPUBLICAIN (SENS, FRANCE):
DANIEL MATHIEU IS AN AVANT-GARDIST COUTURIER, A CREATOR OF NEW FORMS, WITH NEW USES FOR MATERIALS.
LE DAUPHINE (PARAY-LE-MONIAL, FRANCE):
WRITER AND POET CLAUDE SOREL SAID ABOUT DANIEL MATHIEU, "THE PREFERRED WEAPON OF DANIEL IS HIS RAPIDITY OF CREATION. 
LE JOURNAL DE SAONE ET LOIRE (FRANCE) Herve Bachelard. le 15/10/2014 -EXCLUSIVE INTERVIEW-

Daniel Mathieu a tout quitté pour l’Australie
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Un dessin au pastel sec : chaque bâton de pastel est réduit en poussière, amenée sur le papier à l’aide d’un pinceau japonais. Daniel Mathieu utilise aussi un crayon ou bâton de pastel et une gomme coupés en biseau.  Daniel Mathieu et son épouse australienne, Terasa. Photos DR préc.suiv. Né en Charolais, ancien Parodien, Daniel Mathieu est allé s’installer en Australie il y a 20 ans. Depuis, il mène une jolie carrière artistique. 

Daniel Mathieu, qui êtes-vous ?

Je suis né à Bourbon-Lancy en 1945. L’année suivante, Marcel, mon père, originaire de La Tour-d’Auvergne, était muté à l’ancienne gendarmerie de Paray-le-Monial. Ma mère, Alice, est issue d’une famille de fermiers à Cronat. Avec eux, le silence parlait plus que tout autre chose. Dès mon enfance, j’ai hérité de la timidité de ma mère et de la détermination de mon père. Ce dernier aimait aider la société. il savait qu’il ne pouvait pas changer le monde par des contraventions, mais par le dialogue.

Quel a été votre parcours en Charolais-Brionnais ?

Ma première école fut la maternelle, place de l’Église, maintenant avenue Jean-Paul-2. Ma première journée d’école a déterminé le sens de ma vie et ma carrière d’artiste : en 1950, mon professeur voulait distribuer un jouet à chaque enfant et, timide, je me suis placé en fin de ligne. Quand mon tour est arrivé, il n’y avait plus de jouet. Le professeur m’a dit de partager un jouet avec un autre enfant, mais personne n’a accepté. J’ai pleuré en regardant ma maman partir. J’ai fixé le ciel, une feuille d’un arbre est tombée, et j’ai joué avec. J’étais né en tant qu’artiste ! Après, j’ai passé mes journées d’école à rêver. J’ai raté mon certificat d’études mais obtenu mon CAP d’ajusteur. Ensuite, mes parents m’ont placé au collège du Sacré-Cœur à Paray pour devenir dessinateur industriel, et dans un cours de rattrapage au lycée technique à Macon. Là, il y a eu un concours d’affiche auquel j’ai participé, sur le thème du “Rouge et noir” de Stendhal. En voyant ma création, mon professeur de dessin m’a conseillé les Beaux-Arts. Mais j’étais trop âgé… Puis j’ai fait l’idiot, j’ai été renvoyé. Je suis parti à l’armée dans le Sahara…

Quand, comment et pourquoi être parti en Australie ?

Je suis parti en Australie en 1993 pour rechercher un autre avenir, me développer intellectuellement, moralement et façonner mon travail artistique. En France, j’ai eu l’honneur et la chance de travailler pour Michelin, Paco Rabanne, Jacques Esterel, Yann Arthus Bertrand, le Lido, les frères Bogdanov et bien d’autres… Mes aventures ont construit mon départ. Un petit événement peut changer une vie. À Paris, en 1972, j’étais dessinateur publicitaire chez Michelin, mais mes projets ne leur correspondaient pas et quelqu’un m’a parlé de Paco Rabanne. Je lui ai fait des propositions et il m’a engagé pour dessiner ses collections accessoires. C’était une période à la fois difficile avec mon divorce, et enthousiasmante avec ma créativité qui explosait comme un volcan. C’est Paco Rabanne qui m’a présenté à Jacques Esterel. J’ai travaillé pour lui avec encore moins d’argent et j’ai été obligé de travailler la nuit au Lido en tant que caviste. À sa mort, j’ai décidé de me lancer en solo. En 1979, j’ai présenté ma première collection à l’île Maurice, puis à Paris, au Palais de Chaillot et au musée Guimet. Après avoir brûlé toutes mes ressources financières, en 1992, je suis tombé amoureux d’une fantastique Australienne, Terasa. L’année suivante, je suis parti en Australie avec quelques francs en poche, sans parler un mot d’anglais.

Comment s’adapter à un nouveau pays une nouvelle vie, aussi éloigné ?

Si vous ne parlez pas la langue du pays où vous voulez émigrer, c’est très difficile. Après avoir été tout proche de réaliser mon projet en France, il a fallu tout recommencer. Il m’a fallu 20 ans pour grandir à nouveau.

Quelle activité professionnelle exercez-vous ?

Dès mon arrivée à Sydney, j’ai souhaité ouvrir ma galerie. L’Australie est pleine d’opportunités, il suffit de les chercher et de les saisir. Rien n’arrive tout seul. J’ai tenu ma galerie pendant deux ans. Grâce à la gentillesse des Australiens, j’ai survécu. Puis j’ai conduit un petit train à Darling Harbour et à Taronga Zoo, jusqu’à aujourd’hui. Par ailleurs, chaque jour, depuis 21 ans, je travaille sur mon art. Je suis retourné à l’école pour apprendre le desktop pubishing , le marketing, internet. J’ai aussi appris à dessiner avec des logiciels.

Pouvez-vous nous décrire vos créations artistiques ?

L’essence même de mes créations, couture ou autre, se trouve à Paray-le-Monial. Paray a construit en moi un modèle d’énergies ineffaçable. Notre corps capte et transmet des informations. Ces informations sont traduites à travers différentes techniques. Avant de commencer un dessin pastel sec, je décide de là où je veux aller, me vide de toute pensée et lorsque mon esprit est libre, je commence à dessiner. J’utilise la même technique pour ma collection moderne. J’écoute de la musique, puis le silence, je vide mon esprit et commence mon dessin. Pour mes sculptures, c’est très différent, j’utilise mes connaissances techniques qui me viennent de Charolles et Mâcon.

Revenez-vous parfois en Saône-et-Loire ?

Jusqu’à maintenant, il m’a fallu économiser. Je n’ai pas vraiment de budget pour voyager. Je serais le plus heureux des hommes si je pouvais revenir en visite dans le Charolais.

Quelles valeurs bourguignonnes conservez-vous dans votre vie en Australie ?

Ces valeurs m’accompagnent chaque jour : la patiente, la passion et la détermination. Ces valeurs participeront à jamais à mes créations.

Suivez-vous l’actualité française ?

Oui et je vote aussi. La France, c’est là où sont mes racines.

Avez-vous un message à faire passer aux Saône-et-Loiriens qui vous lisent ?

Nous existons parce que vous existez. Aux artistes de Saône-et-Loire, je conseille de s’inscrire dans une Maison des Artistes, mais pas à la chambre de commerce ou des métiers. Pour une meilleure reconnaissance. De toute manière, le succès vous appartient.  
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